Marcado ce en apoyos elastoméricos

La véritable différence entre la norme EN 1337 et le marquage CE pour les appareils d’appui en élastomère

Le respect des normes européennes est une exigence incontournable pour tout fabricant de composants d’infrastructures de génie civil. Dans cet entretien avec David, nous éclaircissons l’un des sujets suscitant le plus d’interrogations chez les techniciens et les clients : les liens entre la norme EN 1337-3, les essais en laboratoire et l’obtention du marquage CE pour les appareils d’appui en élastomère.

Définition de la matière première : la norme EN 1337-3

Pour entamer la discussion, on aborde les exigences réglementaires concernant les matériaux de base utilisés pour la fabrication des appareils d’appui en caoutchouc et en acier.

— Pour chacun de ces ouvrages, quelles sont les différences ou le fonctionnement des normes appliquées, à savoir la norme EN 1337 et le marquage CE ?

— Alors, pour ce qui est de la réglementation, la première norme à respecter est la norme EN 1337. Pourquoi ? Parce qu’elle définit un certain nombre de caractéristiques que doit présenter la matière première utilisée pour fabriquer les appareils d’appui. Ainsi, la norme EN 1337-3 impose l’utilisation d’un acier et d’un caoutchouc répondant à des caractéristiques spécifiques, qui sont celles déjà en usage.

Ainsi, en utilisant simplement les éléments mis en œuvre — gomme et caoutchouc —, la norme EN 1337 se trouve déjà définie.

La vérification pratique : qu’apporte réellement le marquage CE ?

Cette partie de l’entretien détaille la relation directe entre la conformité réglementaire théorique et l’accréditation physique au moyen d’essais techniques.

— Qu’apporte le marquage ?

— Eh bien, en plus de satisfaire à ces exigences, vous effectuez des essais pour attester de leur respect. Ainsi, en certifiant que ces matériaux répondent aux caractéristiques techniques définies par le marquage CE, vous obtenez ce marquage.

Cependant, il n’y a pas de différence de matériaux entre un appareil d’appui conforme à la norme et un appareil d’appui portant le marquage. Il existe simplement des essais confirmant la conformité à la norme EN 1337, ce qui permet à l’appareil d’appui de bénéficier également du marquage CE.

Clarification des concepts et laboratoires d’essais

L’interlocuteur résume les propos de David pour confirmer la distinction entre la matière première et les essais, introduisant ainsi l’explication de la manière dont Cacesa gère les analyses de qualité dans ses installations.

— Si j’ai bien compris, les matériaux eux-mêmes relèvent déjà de la norme EN 1337 ; pour obtenir le marquage CE — qui fait référence à la Communauté économique européenne —, il faut fournir la preuve que l’ensemble fonctionne correctement.

— Les essais dont on nous a parlé, c’est vous qui les réalisez dans l’usine même dont vous disposez à cet effet. Il arrive certes que, sur demande, vous les fassiez effectuer par un laboratoire externe, mais vous possédez votre propre laboratoire pour apposer le marquage sur les pièces conformes à la réglementation.

— Le marquage vous oblige à faire réaliser chaque année un audit externe par l’organisme qui vous certifie ; celui-ci vérifie que vous disposez des registres requis, que les essais nécessaires ont été effectués, et ainsi de suite.

Le processus d’accréditation étape par étape

Comme David l’a expliqué au cours de la conversation, l’obtention du marquage CE pour les appareils d’appui en élastomère nécessite une méthodologie dans laquelle la qualité n’est pas présumée, mais démontrée en permanence.

1. Sélection des matériaux selon la norme EN 1337-3

Le point de départ consiste à utiliser des aciers et des formulations de caoutchouc conformes aux tableaux de spécifications de la norme européenne. Sans la matière première adéquate, il est impossible de progresser vers la certification.

2. Essais en laboratoire interne ou externe

Pour obtenir le marquage CE des appareils d’appui en élastomère, les pièces fabriquées doivent être soumises à des essais mécaniques. Cacesa dispose de son propre laboratoire pour valider les paramètres de compression et de cisaillement des pièces, tout en conservant la possibilité de faire appel à des laboratoires externes agréés lorsque les spécifications du chantier l’exigent.

3. Audit externe et traçabilité annuelle

Le marquage CE n’est pas une simple étiquette statique, mais un système dynamique. Un organisme de certification externe réalise des audits annuels périodiques en usine pour vérifier :

  • Le registre des matières premières.

  • Les rapports d’essais réalisés en laboratoire.

  • Le bon fonctionnement du plan de contrôle de la production en usine (CPF).

C’est cette garantie continue qui permet à Cacesa de proposer un produit entièrement homologué et d’une fiabilité maximale pour les ponts, les viaducs et les métros, partout dans le monde.

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